domenica 20 luglio 2014

Mise en place d’une monnaie unique dans la Cedeao : la nouvelle échéance fixée en 2015

da www.lenouvelletribune.info

Encore un nouveau report pour la mise en place d’une monnaie unique dans l’espace Cedeao. Cette nouvelle échéance,  janvier 2015 a été décidée par les membres du comité technique en charge de la mise en place d'une monnaie unique pour les pays membres de la Cedeao, incluant les pays de l 'Uemoa utilisant le franc CFA et d'autres pays comme le Nigéria (Naira), le Ghana (Cedis) ou encore la Guinée Conakry (franc guinéen).
Ils ont de nouveau suggéré que soit reportée l'entrée en vigueur dès janvier 2015, du régime d'une monnaie commune. Pendant la rencontre organisée le 14 juillet à Lagos au Nigeria, il a été constaté,  comme en 2010, que la plupart des pays ne pourraient pas être en adéquation avec les critères de convergence nécessaires à la mise en place d'un tel régime.
Le comité technique s'est résolu à revoir de 11 à 6, les points de convergence nécessaires à la mise en place de ce régime de monnaie unique.
Désormais seulement trois points sont indispensables et dans certains cas ils ont été allégés. La convergence exige aussi que les pays affichent un déficit public de moins de 3%, un niveau d'inflation inférieur à 10% et à moins de 5% à l'horizon 2019, et enfin des réserves extérieures pouvant soutenir 5 mois d'importations.
Les trois autres critères plus souples, sont un ratio dette/PIB de 70%, des avances de trésorerie des Banques Centrales ne finançant pas le déficit budgétaire à plus de 10% et une variation du taux de change nominal de 10% maximum.

venerdì 13 giugno 2014

Colonel Guidado Sow, douanes : « Le Tec-Cedeao permettra de protéger l’économie nationale fragilisée par des tarifs trop bas »

da www.lesoleil.sn

L’entrée en vigueur du Tarif extérieur commun (Tec-Cedeao), le 1er janvier 2015, permettra de protéger l’économie sénégalaise fragilisée par des tarifs trop bas, estime le colonel Guidado Sow, directeur de la réglementation et de la coopération internationale à la direction générale des Douanes.
Dans la perspective de l’entrée en vigueur du Tarif extérieur commun (Tec-Cedeao) à partir du 1er janvier 2015, le Sénégal a organisé, hier, un atelier national de vulgarisation et de sensibilisation sur la question. D’après le colonel Guidado Sow, directeur de la réglementation et de la coopération internationale à la direction générale des Douanes, ce nouveau dispositif apportera un certain nombre d’innovations. « Avec l’entrée en vigueur du Tec-Cedeao, qui va se substituer à celui de l’Uemoa, beaucoup de choses vont changer. La première chose qui nous parait importante, c’est la flexibilité qu’offre ce nouveau Tec. Autrement dit, sur 176 lignes (groupes de produits), il permet aux Etats de déroger au Tec lorsque son application pose problème. Ce qui n’était pas le cas avec le Tec de l’Uemoa », explique Guidado Sow. La deuxième innovation concerne la cinquième bande (devenue catégorie 4) qui est portée à un taux de taxation de 35 %, alors que le Tec-Uemoa culminait à 20 %. « Elle n’a pas été instituée pour des raisons budgétaires, mais pour la protection de l’économie nationale fragilisée par des tarifs trop bas », précise M. Sow. La troisième innovation, poursuit-t-il, a trait à deux taxes additionnelles que les Etats peuvent utiliser soit pour protéger leur économie, soit lorsqu’il y a invasion de produits.
Le dispositif prévoit également des mesures complémentaires de protection à savoir une Taxe dite d’ajustement à l’importation (Tai) et une Taxe complémentaire de protection (Tcp) pour permettre aux Etats de s’ajuster, au besoin, durant la phase de mise en œuvre. Ces mécanismes vont se substituer aux règles actuellement en vigueur dans l’espace Uemoa à savoir la Taxe conjoncturelle à l’importation (Tci) et la défunte Taxe dégressive de protection (Tdp). Ce qui fait dire à Mamadou Sarr, directeur de cabinet du ministre du Budget, que « nous allons vers des mutations profondes qui vont s’opérer en même temps que la suppression du dispositif fiscal jusque-là appliqué dans nos Etats ». Il voit là un premier jalon vers l’union douanière, économique et monétaire dans l’espace Cedeao.
En outre, de l’avis de Guidado Sow, les Etats de la sous-région gagneront le sentiment d’appartenir à un seul bloc de 15 pays, soit 300 millions d’habitants, au lieu des huit pays et 80 millions d’habitants de l’Uemoa. « Ce qui va peser dans les négociations internationales, notamment sur les Ape », indique-t-il. Des changements qui ne seront pas sans conséquence sur « nos habitudes et pratiques » de la fiscalité. D’où « l’impérieuse nécessité, pour tous les acteurs économiques, d’actualiser leurs connaissances et de se mettre à jour pour faire face aux futurs défis », conclut Mamadou Sarr.
Seydou KA

venerdì 6 giugno 2014

Commerce: entraves à la libre circulation dans l'espace CEDEAO

da www.afriquejet.com

Passeport CEDEAO, reconnaissance droit d’entrée, droit de séjour et droit d’établissement - Deux associations maliennes lancent une campagne en faveur de l'abolition des entraves à la libre circulation dans l'espace CEDEAO - L’Association malienne des expulsés (AME) et l’Association des refoulés d’Afrique centrale au Mali (ARACEM) ont lancé, dimanche, une campagne de plaidoyer en faveur de l'abolition des entraves à la libre circulation dans l’espace CEDEAO, a constaté sur place la PANA.

Placée sous le thème de la «Semaine de mobilité régionale», cette campagne se déroulera simultanément en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger et au Sénégal.

Selon les responsables de ces deux associations de la Société civile malienne, la CEDEAO des Etats peine à faire sa mue pour devenir une CEDEAO des peuples. Ils ont déclaré qu’il n’est pas rare d’entendre que la «CEDEAO ne travaille pas» pour souligner l’inefficacité de cette institution régionale à réaliser l’intégration sous-régionale.

Au titre des acquis, le président de l’AME, Mamadou Konaté a indiqué «l’absence de visa entre les Etats membres de la CEDEAO, la mise en circulation d’un passeport CEDEAO et la reconnaissance formelle d’un droit d’entrée, d’un droit de séjour et d’un droit d’établissement».

A côté de ces acquis, 'il y a de nombreuses difficultés qui motivent notre campagne', a-t-il expliqué, soulignant que les ressortissants des Etats membres de la CEDEAO se perdent dans la multitude de textes qui existent au niveau de l’institution.

Au nombre des difficultés, M. Konaté a dénoncé la possibilité qui est offerte aux Etats membres de pouvoir expulser des ressortissants d’un autre Etat membre de la CEDEAO. La non applicabilité des textes de l’institution entraîne des tracasseries aux frontières et sur les routes.

Celles-ci se caractérisent par des paiements illicites d'argent sans qu’aucun Etat ne lève le petit doigt. Face à ces difficultés, l’AME et l’ARACEM proposent la révision du protocole de 1979 sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement.

Cette campagne prévoit, entre autres activités, la remise de documents de campagne et d’un film «Passagers du désert» aux présidents des organisations de droits humains et communautaires et aux responsables des ministères techniques.

Il est également prévu une rencontre avec les parlementaires maliens et l’organisation de débats publics, ainsi que des activités de protestation sous la bannière de «halte aux rackets et tracasseries sur nos routes».